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Cheveux crépus : comment une marque capte 5 500 recherches par mois

En bref

La requête « cheveux crépus » pèse 5 500 recherches par mois en France et sa première page n'est pas verrouillée : huit des dix premiers résultats sont des marques ou des boutiques spécialisées. Elles y entrent avec deux types de pages, une collection nommée comme la requête et un guide de conseil. Une marque vise donc ce couple de pages, relié par des liens internes, après avoir sécurisé son nom et ses fiches.

Portrait de profil d'une femme aux cheveux crépus naturels, en pull rouge, sur fond sombre
Photo : Thought Catalog / Unsplash

Que pèse vraiment la requête « cheveux crépus » ?

« Cheveux crépus » représente 5 500 recherches par mois en France d’après Haloscan. C’est la requête la plus large du capillaire afro, et ce n’est qu’une petite part du sujet.

5 500 recherches mensuelles en France sur la requête « cheveux crépus », sur un total de 84 337 pour les 27 077 variantes qui contiennent l'expression (Haloscan, septembre 2026)[1]

Le second chiffre compte plus que le premier. Haloscan recense 27 077 requêtes qui contiennent « cheveux crépus » : « lissage cheveux crépus », « shampooing cheveux crépus », « coiffure protectrice cheveux crépus », et des milliers d’autres. Ensemble, elles pèsent 84 337 recherches mensuelles, soit quinze fois la requête seule.

Une marque a donc deux façons de lire ce marché. La première consiste à viser la requête courte comme un trophée. La seconde, à la traiter comme la porte d’entrée d’un ensemble, et à construire les pages qui captent à la fois la porte et ce qu’il y a derrière. C’est cette seconde lecture que je développe ici.

J’ai déjà décrit le vocabulaire précis de vos clientes (4C, low poro, LOC, wash and go) dans l’article sur les requêtes de la communauté capillaire. Je n’y reviens pas. Ici, je prends le problème par l’autre bout : la requête générique, celle que tout le monde croit réservée aux grands groupes. Et si vous en êtes encore à créer votre marque de cosmétique afro, gardez cette analyse pour le moment où vous dessinerez l’arborescence de votre boutique.

Qui tient la première page de Google sur « cheveux crépus » ?

Des marques et des boutiques spécialisées, pour huit places sur dix. Le relevé Haloscan du 29 septembre 2026 ne montre qu’un seul grand groupe dans le top 10, et aucune marketplace.

Position Site Type de page
1 Wikipédia Article encyclopédique
2 Garnier Guide de conseil
3 Les Secrets de Loly Collection de produits
4 Diouda Collection de produits (boutique multimarque)
5 EvasHair Article de blog
6 Kumba Cosmetics Article de blog
7 HT26 Article de blog
8 La Belle Boucle Article de blog (routine)
9 Activilong Article de blog (routine)
10 Thrags Article de blog

Trois constats sortent de ce tableau.

Les grands noms sont en retrait. Garnier est deuxième, mais Kérastase n’arrive qu’en onzième position et L’Oréal Paris en quinzième. Les magazines féminins suivent plus loin : Elle est dix-septième. Amazon, quarantième.

La taille du site ne décide pas. On trouve dans ces dix résultats une marque connue du rayon comme Activilong, et des sites bien plus modestes, dont un vendeur de durags et de brosses. Tous ont une chose en commun : une page entière consacrée au sujet, avec « cheveux crépus » dans le titre.

Deux formats seulement se classent : la collection et le guide. Pas de page d’accueil, pas de fiche produit. Google a tranché sur la forme de la réponse, et c’est cette forme qu’il faut reproduire.

Une réserve : un relevé de positions est une photo. Les places bougent d’une semaine à l’autre, surtout entre la cinquième et la dixième. Refaites le relevé avant de décider, et regardez qui reste.

Que cherche la personne qui tape « cheveux crépus » ?

Elle cherche à comprendre et à acheter, souvent dans la même session. Google le traduit en mélangeant sur la même page une définition, des guides d’entretien et des collections de produits.

Les questions que Google affiche sous la requête disent ce qu’elle veut comprendre : quels sont les différents types de cheveux crépus, pourquoi ils sont secs, comment les nourrir, comment les faire pousser plus vite. Ce sont des questions de personne qui débute ou qui change de routine : retour au naturel, enfant à coiffer, produits qui ne marchent plus.

La présence de deux collections aux places trois et quatre dit l’autre moitié. Une partie des recherches veut voir des produits, tout de suite, sans lire.

Troisième élément : le relevé du 29 septembre comportait un résumé généré par IA, avec six sources. Trois étaient des blogs de marques capillaires (EvasHair, Kumba Cosmetics, Activilong), à côté du Centre Clauderer, du quotidien La Presse et d’une vidéo YouTube. Le guide de conseil ne sert donc pas seulement à se classer. Il fournit la matière que Google reprend dans sa réponse, et la même logique vaut pour ChatGPT ou Perplexity.

Quelles pages une marque doit-elle construire pour cette requête ?

Deux pages, pas une : une collection « cheveux crépus » qui range vos produits, et un guide de référence qui répond aux questions. Chacune vise sa moitié de l’intention, et chacune renvoie vers l’autre.

Page collection : Une page collection, ou page catégorie, est la page d’une boutique en ligne qui regroupe les produits répondant à un même besoin, sous un titre qui nomme ce besoin comme le client le cherche.

La collection. Regardez les deux qui se classent. Celle des Secrets de Loly s’intitule simplement « Cheveux crépus », ouvre sur une phrase d’introduction, propose des accès rapides par type de produit (shampooings, leave-in, masques) et liste une cinquantaine de références. Celle de Diouda, boutique multimarque, s’appelle « Soins cheveux afro, crépus naturels », annonce une sélection testée par l’équipe, et ajoute sous la grille un bloc de texte sur le cheveu afro.

Beaucoup de marques n’ont pas cette page. Leur boutique est rangée par gamme ou par type de produit : « Shampooings », « Masques », « Gamme Karité ». Aucune page ne porte le besoin de la cliente dans son titre, donc aucune ne peut se classer sur ce besoin. Créer une collection par type de cheveu (crépus, frisés, bouclés) est souvent la modification la plus rentable d’une boutique capillaire, et elle ne demande pas un produit de plus.

Le guide. C’est la page qui répond : ce qu’est un cheveu crépu, pourquoi il est sec, comment l’entretenir, avec quelle routine. Il vit dans votre blog ou votre rubrique conseils, et il renvoie vers la collection et vers les produits cités.

Les liens entre les deux. Google écrit, dans sa documentation pour les sites marchands, que plus une page reçoit de liens à l’intérieur d’un site, plus son importance relative est élevée par rapport aux autres pages (traduction de ma part). Il recommande de lier le menu aux catégories, puis les catégories aux sous-catégories et aux produits. En pratique : la collection « cheveux crépus » est dans le menu principal, pas cachée dans un filtre ; le guide y renvoie dès son premier tiers ; chaque fiche produit concernée y renvoie aussi.

Ne créez pas en revanche deux guides concurrents, « tout savoir sur les cheveux crépus » et « comment prendre soin des cheveux crépus ». Ils viseraient la même recherche et se gêneraient. Un guide, tenu à jour.

Que contient un guide qui se classe sur « cheveux crépus » ?

Les guides classés ont trois points communs : une définition dès les premières lignes, des sections qui reprennent les questions des internautes, et des liens vers les produits de la marque. Leur faiblesse commune est l’absence de preuves.

J’ai relu quatre de ces pages le 30 septembre 2026.

Page Longueur approximative Structure Ce qui manque
Garnier (2e) 2 100 mots Neuf sections, toutes titrées par une question ; datée du 1er juillet 2025 Aucun auteur nommé
EvasHair (5e) 1 200 à 1 400 mots Article daté et signé d’un prénom Pas de FAQ
Kumba Cosmetics (6e) 2 200 mots Sommaire, FAQ de six questions, liens vers les collections Ni date, ni auteur, ni source
HT26 (7e) 1 200 à 1 400 mots Article de conseil Pas de date affichée

La page de Garnier est la plus instructive. Ses neuf titres sont des questions : types de cheveux crépus, fréquence de lavage, hydratation, coiffures protectrices. Ce sont presque mot pour mot celles que Google affiche sous la requête. Rien de sophistiqué : l’équipe a relevé les questions et y a répondu dans l’ordre.

Ce que ces guides ne font pas vous laisse de la place. Presque aucun ne dit qui écrit, avec quelle compétence. Presque aucun ne cite une source sur la structure du cheveu ou la sécheresse. Or une fondatrice qui formule ses produits, une coiffeuse spécialisée, une trichologue ont quelque chose à signer. Un guide daté, signé par une personne identifiable, qui cite ses sources et dit ce que ses produits ne font pas, se distingue de huit pages interchangeables.

Sur la longueur, ne vous fixez pas de cible. Google écrit dans son guide de démarrage qu’il n’existe pas de nombre de mots magique. Les guides relevés vont de 1 200 à 2 200 mots ; le vôtre doit couvrir les questions, puis s’arrêter.

Quelles requêtes voisines viser en même temps ?

Celles qui correspondent à un produit que vous vendez ou à un geste que vos produits accompagnent. Les autres, même volumineuses, ne sont pas pour vous.

Requête Recherches mensuelles (Haloscan) Page qui doit y répondre
lissage cheveux crépus 1 000 Guide, si vous avez un avis ou un soin d’après-lissage ; sinon rien
coiffure protectrice cheveux crépus 880 Guide coiffures, relié aux soins utilisés avant et après
shampooing cheveux crépus 833 Sous-collection shampooings
assouplir les cheveux crépus 590 Guide, relié aux masques et aux leave-in
huile cheveux crépus 480 Sous-collection huiles
boucler les cheveux crépus 480 Guide définition des boucles
démêler les cheveux crépus 320 Guide démêlage, relié au démêlant
leave in cheveux crépus 260 Sous-collection leave-in
lisseur pour cheveux crépus 720 Hors cible : c’est un appareil
coiffeur pour cheveux crépus 390 Hors cible : recherche locale

La règle de rangement est simple. Une requête qui nomme un produit va vers une collection ou une sous-collection. Une requête qui nomme un geste va vers un guide, qui renvoie aux produits. Une requête qui nomme ce que vous ne vendez pas se laisse.

Ce dernier point demande un peu de discipline. « Lissage cheveux crépus » affiche 1 000 recherches, presque un cinquième de la requête principale. Si votre marque défend le cheveu naturel et ne vend rien qui s’y rapporte, un article opportuniste sur le lissage amènera des visites qui repartiront. Le volume d’une requête ne dit pas si elle est à vous.

Ce tableau prolonge la requête générique. Pour le vocabulaire plus fin, celui que les outils mesurent mal, reportez-vous à l’article sur les requêtes de la communauté cité plus haut : les deux listes se complètent.

Dans quel ordre s’y prendre quand on lance sa marque ?

Le nom de marque et les fiches produit d’abord, la collection ensuite, le guide en dernier. La requête générique se gagne à la fin, pas au début.

1. Votre nom. Tant qu’un revendeur ou une marketplace sort avant vous sur votre propre nom, chaque visite gagnée ailleurs risque de finir chez lui. C’est le sujet de la SERP de marque.

2. Vos fiches produit. Type de cheveu, besoin traité, mode d’emploi, fréquence, ce que le produit ne fait pas. La collection ne vaut que par les fiches vers lesquelles elle mène.

3. La collection « cheveux crépus ». Un titre qui reprend la requête, deux ou trois phrases qui disent à qui s’adresse la sélection et comment choisir, des accès par type de produit, un lien depuis le menu.

4. Le guide. Les questions de Google comme plan, une définition en ouverture, une personne qui signe, des sources, une FAQ, et des liens vers la collection.

5. Les sous-collections et les guides de geste, dans l’ordre de votre catalogue.

Sur le délai, je ne vous donnerai pas de chiffre. Il dépend de l’âge de votre site, des liens qu’il reçoit et de ce que feront les dix sites déjà en place. Ce que montre le relevé, c’est que la place est accessible à des marques de votre taille. Pas qu’elle est rapide.

Si vous voulez savoir où se situe votre boutique sur ces requêtes et qui encaisse aujourd’hui les recherches de vos clientes, c’est ce que chiffre l’offre SEO et GEO capillaire d’AfriRank. Et pour vérifier si les IA citent déjà votre marque quand on leur demande une routine pour cheveux crépus, GEO-Track fait le relevé gratuitement.

Pour passer à l'action : Voir l'offre SEO et GEO beauté d'AfriRank

Questions fréquentes

Une jeune marque peut-elle se classer sur « cheveux crépus » ?

Oui, mais pas en premier chantier. Le top 10 relevé le 29 septembre 2026 contient huit marques ou boutiques spécialisées, dont plusieurs de petite taille, ce qui montre que Google ne réserve pas la requête aux grands groupes. Elles ont toutes une page dédiée, collection ou guide. Commencez par votre nom de marque et vos fiches produit, puis construisez ces deux pages.

Faut-il viser « cheveux crépus » avec une page collection ou avec un article ?

Avec les deux, chacune pour sa moitié de l'intention. Google affiche sur cette requête des collections de produits et des guides de conseil, signe que les internautes veulent autant comprendre qu'acheter. La collection capte l'achat, le guide capte la question. Reliez-les : le guide renvoie vers la collection, la collection vers le guide.

Combien de mots doit faire un guide sur les cheveux crépus ?

Google écrit qu'il n'existe pas de longueur cible. Les guides classés sur cette requête vont d'environ 1 200 à 2 200 mots d'après mon relevé, ce qui donne un ordre de grandeur, pas un objectif. Ce qui compte : répondre aux questions que Google affiche sous la requête (types de cheveux crépus, sécheresse, hydratation, pousse), chacune dans sa section.

La page Wikipédia en première position rend-elle la requête inaccessible ?

Non. Wikipédia occupe la première place avec une définition encyclopédique, et ce n'est pas la place à viser. Les neuf suivantes reviennent à des sites commerciaux. Une marque se bat pour les positions deux à dix, avec un contenu que l'encyclopédie ne donne pas : quoi faire, avec quels produits, dans quel ordre.

Faut-il écrire « cheveux crépus », « cheveux afro » ou « cheveux texturés » ?

Employez le terme que vos clientes tapent, et citez les autres une fois. D'après Haloscan, « cheveux crépus » pèse 5 500 recherches par mois, « cheveux afro » 1 600 et « cheveux texturés » 1 100. Les pages classées utilisent souvent deux termes dans leur titre, par exemple « cheveux afro, crépus naturels » chez Diouda. Ne créez pas trois pages pour trois synonymes : elles se gêneraient.

Sources

  1. Haloscan, base de mots-clés et de résultats Google France (relevés des 29 et 30 septembre 2026), Haloscan
  2. Help Google understand your ecommerce site structure, Google Search Central, 10 décembre 2025
  3. Search Engine Optimization (SEO) Starter Guide, Google Search Central, 10 décembre 2025
  4. Comment prendre soin des cheveux crépus ?, Garnier, 1 juillet 2025
  5. Cheveux crépus (collection), Les Secrets de Loly
  6. Soins cheveux afro, crépus naturels (collection), Diouda
  7. Cheveux crépus : comprendre, aimer, sublimer leur vraie nature, Kumba Cosmetics