Vous avez construit la demande. Et au moment d'acheter, une partie de vos clients tape votre nom, voit Amazon ou une marketplace en haut, clique, et achète là-bas. Le produit s'est vendu — mais pas chez vous.
Vous avez payé la notoriété, la marketplace a encaissé la conversion. Vous avez fait le travail de demande, elle a pris la marge et, au passage, la donnée client. Ce n'est pas un problème de notoriété. C'est un problème de captation. Et la captation, ça se reprend.
Une marketplace ne crée pas votre demande. Elle l'intercepte. Deux canaux.
Quelqu'un cherche votre nom, ou votre nom + un produit. Si la marketplace ranke sur ces requêtes — et elle ranke souvent, parce que son domaine est colossal — elle capte un clic qui vous était destiné. C'est la captation la plus chère pour vous, parce que c'est de la demande chaude, déjà décidée, que vous avez générée vous-même.
« huile capillaire afro », « fond de teint peau noire », « épicerie antillaise en ligne ». L'internaute ne vous cherche pas encore — il cherche une solution. La marketplace truste ces requêtes par sa masse de pages et se place en intermédiaire entre le besoin et vous. Vous devenez un fournisseur dans son catalogue, pas une marque dans la tête du client. Plus elle capte de génériques, plus elle accumule d'avis sur vos produits, plus elle ranke ensuite sur votre marque. Le cercle se referme.
Chaque vente passée par une marketplace, c'est une commission prélevée plus, souvent, une pression sur le prix. La même vente en direct vous laisse la marge pleine. Sur du volume, l'écart est massif et se cumule mois après mois.
C'est le coût le plus sous-estimé. Une vente en direct vous donne un email, un comportement d'achat, la possibilité de fidéliser. Une vente sur marketplace vous donne un numéro de commande. Le client appartient à la plateforme, pas à vous.
Plus une part de votre CA passe par une marketplace, plus elle a de pouvoir sur vous : conditions, classement, frais, visibilité. Le jour où les règles changent, vous subissez.
Sur une marketplace, vous êtes une fiche parmi des milliers, dans le gabarit de la plateforme. Pour une marque afro-caribéenne dont la force est le lien communautaire et l'identité, c'est un appauvrissement stratégique, pas seulement financier.
Le piège à éviter : vouloir tout reprendre d'un coup. Affronter une marketplace de face sur l'intégralité des génériques, c'est se battre contre un domaine de plusieurs millions de pages. La reconquête intelligente choisit les batailles gagnables, dans cet ordre.
Le diagnostic montre le quoi et le combien. Le comment — la reprise requête par requête, page par page — appartient à l'accompagnement.
Pas forcément. Elles peuvent rester un canal de découverte ou de volume. L'objectif n'est pas de tout couper, mais de cesser de leur céder la demande que vous créez vous-même — surtout sur votre marque. On rééquilibre vers le direct.
Parce que son domaine est ancien, énorme et techniquement très optimisé. Google la juge fiable, donc la positionne — même sur votre nom. Sur les requêtes de marque, cet écart est largement rattrapable.
Impossible à dire sans regarder vos données : Search Console, analytics, et vos ventes marketplace. C'est précisément ce qu'un diagnostic chiffre, en ordre de grandeur, plutôt que d'avancer un pourcentage générique.
Parce qu'affronter un domaine de plusieurs millions de pages sur l'ensemble de la niche coûte cher et donne peu. On choisit les requêtes précises où votre légitimité bat leur catalogue. Moins de fronts, plus de victoires.
Oui, et l'écart dépasse la commission : marge pleine, email du client, possibilité de fidéliser et de faire revenir, contrôle de l'expérience. Une vente directe construit votre actif ; une vente marketplace construit le leur.
Le Diagnostic met sur la table les requêtes où une marketplace vous coiffe, l'ordre de grandeur du CA qui transite ailleurs, et les batailles gagnables classées par effort/gain.